Espace employeurs - GRH Poitou-Charentes

Personnaliser le contenu du site

Veuillez spécifier ou modifier les caractéristiques de votre entreprise/organisme

  • Votre secteur
  • Votre statut
  • Votre effectif
  • Votre code postal
Type d'activité

Saisissez votre code NAF ou un ou plusieurs mot de l'intitulé de votre convention collective

Code postal

Saisissez votre code postal

Masquer les critères

Entretien, bilan, conseil en évolution professionnelle

La phase de repérage des besoins de formation des salariés est essentielle pour la préparation du plan de développement des compétences. Elle permet in fine de disposer des compétences nécessaires au bon fonctionnement de l’activité et à son développement. Lorsqu'elle est menée à son terme, cet élément clé du management des ressources humaines met en perspective la gestion des carrières, des emplois et des compétences (GPEC).

L’évolution professionnelle des salariés doit être une préoccupation partagée entre l’employeur et chaque salarié au regard des projets, des besoins et des envies de chacun et des orientations de l'entreprise. A ce titre, un entretien professionnel obligatoire a été institué.

Pour définir leur projet, les actions à mettre en œuvre et les financements possibles, les salariés peuvent recourir à un conseil en évolution professionnelle (CEP), une nouvelle prestation gratuite proposée notamment par Pole emploi, Mission locale, Cap emploi, Fongécif et APEC.

Des bilans de compétences peuvent aussi être financés au titre de la formation professionnelle par les employeurs, les opérateurs de compétences (Opco), l'Etat, les Régions, Pôle emploi, l'Agefiph et les FAF de non salarié. Ce dispositif aide les salariés à analyser leurs compétences et aptitudes. Les bilans de compétences sont assimilés à des actions de formation et, à ce titre, ils doivent respecter certaines règles d'organisation et de confidentialité.

Entretien professionnel (secteur privé et associatif)

L'entretien professionnel est un temps d'échange entre employeur et salarié pour parler de l’emploi occupé, des besoins en formation et des perspectives d'évolutions professionnelles. Il doit être obligatoirement réalisé tous les 2 ans avec chaque salarié et proposé à ceux qui reprennent leur emploi après une absence de longue durée.

Fiche actualisée le 25/04/2019

Bénéficiaires

Tous les salariés qui ont au moins deux ans d’ancienneté dans l’entreprise, quel que soit leur contrat de travail, doivent bénéficier des entretiens professionnels. Ne sont pas concernés les salariés mis à disposition par d’autres entreprises, les salariés intervenant dans le cadre d’une sous-traitance et les intérimaires.

L'employeur doit aussi proposer systématiquement un entretien professionnel au salarié qui reprend son activité à l'issue d'une longue absence (congé parental, congé maternité, congé sabbatique, congé d'adoption, congé de soutien familial, période de mobilité volontaire, période d'activité partielle, arrêt longue maladie ou issue d’un mandat syndical). Cet entretien peut avoir lieu à l’initiative du salarié à une date antérieure à la reprise de poste.

Objectifs de l'entretien

L’entretien professionnel est consacré aux perspectives d’évolution professionnelle du salarié, notamment en termes de qualifications et d’emploi. Il doit permettre au salarié de construire son projet professionnel avec l’employeur, en cohérence avec les besoins de l'entreprise et les évolutions du secteur d'activité. Il permet d’entretenir sa motivation, d’identifier ses besoins d’accompagnement et/ou de formation.

Il facilite l’établissement du plan de développement des compétences de l’entreprise et permet d’articuler celui-ci avec la mobilisation du compte personnel de formation (CPF) des salariés.

L’entretien professionnel se distingue de l’entretien annuel d’évaluation qui permet de faire le bilan de l’année écoulée (missions et activités réalisées au regard des objectifs fixés, difficultés rencontrées, points à améliorer, etc.) et de fixer les objectifs professionnels et les moyens à mettre en œuvre pour l’année à venir.

Informations données par l'employeur

L’employeur doit informer ses salariés, en amont ou à l’occasion de cet entretien, de la possibilité de recourir gratuitement à un conseil en évolution professionnelle (CEP) assuré en dehors de l’entreprise. Le CEP permet à chaque salarié de faire le point sur sa situation et ses compétences professionnelles ou d’être accompagné dans son projet professionnel.

L’employeur doit aussi apporter une information sur la VAE, sur l’activation du compte personnel de formation (CPF) et les abondements qu’il est susceptible de financer.

Organisation et contenu de l'entretien professionnel

L'employeur doit informer le salarié, dès son embauche, des modalités de l'entretien professionnel. Un accord de branche ou l’accord d'entreprise peuvent fixer ces modalités. A défaut, c'est l'employeur qui prévoit celles-ci et son déroulement.

L’entretien doit être formalisé sur un document écrit dont une copie est remise au salarié.

Tous les 6 ans, l'entretien doit permettre d'établir par écrit un état récapitulatif du parcours professionnel, dont une copie doit être remise au salarié. Cet état doit indiquer si le salarié a sur la période :
- bénéficié de ses entretiens professionnels,
- suivi au moins une action de formation,
- acquis des éléments de certification par la formation ou par une VAE,
- bénéficié d'une progression salariale ou professionnelle.

L’employeur peut ainsi aborder :
- l’évolution professionnelle du salarié, notamment en termes de qualification et d’emploi ;
- les questions relatives au suivi des actions de formation, de certification et de progression salariale ou professionnelle du salarié ;
- l’évaluation de son employabilité ;
- la réflexion sur l’avenir du salarié, le poste occupé et son projet professionnel.

Sanction possible pour l'employeur en cas d'absence d'entretien professionnel

Pour les entreprises de 50 salariés et plus, lorsqu’au cours des six dernières années le salarié n’a pas bénéficié des entretiens prévus et d’au moins une action de formation non obligatoire, le compte personnel de formation doit être abondé via le versement par l’employeur à la Caisse des dépôts d’un montant de 3 000 € pour un salarié à temps complet ou à temps partiel.

Vos questions

Pour toutes questions sur la formation

et les aides à l’embauche :

0 800 940 166

Dernières actualités

  • Ordonnances Macron

    Dans la rubrique "outils GRH", consultez les nouvelles règles de consultation des IRP et de négociation d'accords d'entreprise ainsi que notre présentation des ordonnances modifiées.

Boite à outils GRH

  • Accords de branche

    Ces accords déterminent la mission de l'OPCA qu'ils désignent, les conditions de prise en charge et de mise en œuvre de certains dispositifs (CPF, professionnalisation, tutorat...). Ils peuvent instituer des contributions conventionnelles complétant la cotisation fiscale unique, pour développer la formation continue.

    Trouver son accord :

    Faites une recherche d'accord de branche en sélectionnant un secteur (sur site ARFTLV).

    Remplissez votre type d'activité afin d'obtenir les accords de branche liés à votre convention collective.

  • Trouver son OPCA
    Les employeurs du secteur privé doivent verser leur cotisation Formation à un OPCA (Organisme paritaire collecteur agréé), soit l'OPCA désigné par leur branche, soit un organisme interprofessionnel de leur choix. Ils peuvent aussi leur verser une cotisation volontaire.

    Ces organismes peuvent prendre en charge leurs dépenses de formation et leur proposer une offre de services (conseil, diagnostic...).
    Plus d'infos sur les OPCA

    Pour connaître votre OPCA, indiquez votre secteur d'activité dans la barre d'identification du site

Ressources utiles